EDITORIAL
En ce 11 mai 2020, les activités professionnelles peuvent reprendre, presque normalement en ce sens que vos clients n'auront plus à remplir une attestation de déplacement dérogatoire alors que, pour la plupart, les établissements de la filière n'étaient pas contraints à fermeture.
Dans les faits, comme nous l'affirmons depuis près de deux mois, à de très rares exceptions, rien ne doit changer dans votre activité professionnelle. En effet, dès lors que les entreprises avaient un rayon vente d'aliments ou fournitures pour animaux de compagnie, rien ne s'opposait à ce l'ensemble des rayons d'un magasin bénéficiant de la dérogation prévue, soient ouverts au public, dans le respect, bien entendu, des mesures barrières. Plusieurs organisations professionnelles ont eu des lectures différentes qui, fort heureusement, ont évolué dans le temps puisque, animaleries et jardineries ont pu ouvrir l'ensemble de leurs rayons sans qu'il y ait nécessité de modifier les dispositions du décret n° 2020-293 du 23 mars 2020, validant ainsi notre lecture du dispositif réglementaire instauré pour lutter contre la propagation du coronavirus.
Vous trouverez également ci-dessous, les liens vers des articles de cabinets d'avocats et de chambres consulaires qui confirment notre interprétation du décret. Plusieurs préfectures nous ont confirmé la validité de notre lecture du texte réglementaire.
Bravant les évidences le SNPCC, qui prétend défendre les intérêts des éleveurs et des toiletteurs, notamment, a organisé une campagne de délation envers les professionnels qui auraient une autre lecture que celle faite par sa présidente.
En effet les éleveurs, exerçant une activité agricole ne sont pas considérés comme des établissements recevant du public (EPR), n'étaient pas contraints à fermeture et pouvaient toujours vendre leur production sous réserve du respect des mesures barrières et il n'appartenait à quiconque d'émettre la moindre critique sur le bien fondé du déplacement des clients.
Concernant les toiletteurs, ils n'étaient pas astreints à fermeture dans la mesure où ceux-ci vendent souvent des accessoires ou de la nourriture animale. Or, rien dans l'arrêté ou le décret ne précise que la dérogation n'aurait pas à s'appliquer si l'activité dérogatoire était connexe, accessoire ou secondaire.
C'est dans ces conditions que nous soutenons depuis deux mois qu'éleveurs et toiletteurs pouvaient poursuivre leurs activités respectives sous réserve du respect des mesures barrières, d'une part, et du remplissage des attestations dérogatoires par les clients.
Je tiens à préciser que, contre toute logique face à l'acharnement de ce syndicat, j'ai dû solliciter les avis des ministères en charge de cette question mais que, contrairement à d'autres organisations qui avaient obtenu une réponse négative en raison d'une demande mal formulée, je n'ai jamais reçu la moindre réponse, malgré mes relances.
Or, plutôt que de défendre le droit des toiletteurs à demeurer ouverts, la présidente de ce syndicat a entretenu une atmosphère délétère sur les réseaux sociaux et a entrepris la rédaction d'un pompeux pensum "Reprise des métiers du chien et du chat" et nous nous sommes principalement consacrés au chapitre "Protocole sanitaire - Toilettage en salon ou itinérant en camion".
Outre le fait que ce document est parfaitement inutile il n'est absolument pas engageant pour les acteurs de la filière dès lors qu'ils appliquent et respectent les dispositions de droit commun, ce document est, tout bonnement, aberrant, par exemples :
- la fermeture à clé de l'établissement alors que des personnes ou des animaux sont à l'intérieur est contraire à toutes les règles de sécurité incendie ;
- la vérification de la température de tous les intervenants alors que le ministère du travail a proscrit cette pratique en raison du secret médical ;
- etc.
Je ne commenterai pas davantage ce document qui n'est, pour l'essentiel, qu'un vadémécum de la pratique professionnelle qui plus est, rédigé par des personnes qui ne pratiquent pas le toilettage ou le pratiquent mal, à mon avis et à celui de professionnels reconnus que j'ai consultés.
Ce document n'a aucune valeur et ne saurait être opposé aux professionnels, fût-ce aux adhérents de cette organisation qui pourront constater à quoi leur cotisation est utilisée, ce document en étant à sa cinquième mouture. Je recommande de ne pas appliquer ce document mais poursuivre sa pratique professionnelle habituelle en appliquant en outre les mesures barrières comme nous le conseillons depuis le 15 mars 2020 et, pour ce faire, les mesures générales édictées ainsi que les fiches conseil éditées par le ministère du travail et disponibles ci-dessous, suffisent à préciser les moyens à mettre en œuvre pour à vos obligations.
Dès le 11 mai 2020, toutes les activités en rapport avec les animaux de compagnie sont autorisées à charge aux responsables de mettre en œuvre les mesures de distanciation sociale prévues par l'arrêté ministériel du 15 mars 2020.
Nous nous tenons à la disposition des professionnels qui le souhaiteraient à notre adresse mail habituelle afin de les aider dans la poursuite de leur activité ou, s'ils l'avaient arrêtée sous la pression de concurrents ou de tiers, pour leur reprise et, leur souhaitons BONNE CHANCE.
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Luc LADONNE (*)
Président du SYNAPSES
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